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Lis tes ratures !!

Parce que jouer sur les mots quand on parle de bouquins, c'est méta.

Mikhaïl Boulgakov - Le Maître et Marguerite

Publié le 4 Janvier 2014 par Lyra Sullyvan in Romans russes, Mikhaïl Boulgakov, 1968, Fantastique, Classique, Gift, Robert Laffont

Ecrit sous la terreur par un homme malade et désespéré, " Le Maître et Marguerite " a mis vingt-cinq ans pour s'imposer comme l'un des chefs-d'œuvre de la littérature russe et devenir un livre culte dont la construction diabolique n'a pas fini d'enchanter les lecteurs. Comment définir un mythe ? Les personnages de ce roman fantastique sont le diable, un écrivain suicidaire, un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde... On y trouve des meurtres atroces et des crucifixions. C'est une satire acerbe, une comédie burlesque, une parodie politique, un poème philosophique dévastateur avec des fantômes et des transformations magiques. Mais cette fantasmagorie baroque, ce film noir, cette vision d'apocalypse est aussi l'une des plus belles histoires d'amour jamais écrites.

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A mes yeux, ce résumé exagère clairement certains trucs, mais c'est compliqué de parler de ce bouquin tellement il part dans tous les sens, alors j'ai laissé quand même.

J'ai eu des difficultés à rentrer dans l'histoire parce que les points de vues sont multiples et variés (passant de personnages des années 20 en Russie à Ponce Pilate, notamment), et que nombre d'éléments loufoques et burlesques se glissent sans arrêt dans l'histoire. De plus, celle-ci se passant en Russie, beaucoup de noms similaires s'opposent et il devient parfois difficile d'identifier qui est qui (surtout quand ils ne sont pas présentés clairement en début de chapitre), pour certains personnages (parce qu'entre Nicanor Ivanovitch, Ivan Nikolaïevitch, Ivan Savelievitch, Nikolaï Ivanovitch ou encore Ivan Biezdomny, vous admettrez qu'il y a de quoi s’emmêler un poil les pinceaux, heureusement que l'autre moitié des personnages a des noms beaucoup plus distincts). L'idéal étant probablement de se faire une fiche annexe pour réussir à suivre ! ^^

Aucun personnage n'est réellement très attachant, mais la plupart sont intrigants et donnent envie d'en découvrir davantage à leur propos, notamment la clique du Diable. Quant au Maître et à Marguerite, ne soyez pas pressés, on ne les découvre qu'au milieu du roman, à peu près. Et décrire leur histoire comme une des plus belles histoires d'amour jamais écrites, l'auteur de ce synopsis n'a pas du en lire des masses hein, parce que bon.

Entre disparitions surnaturelles, illusionnisme, manipulation, récits alambiqués, personnages mystérieux, perte de santé mentale et autres bizarreries, le récit abonde en rebondissements, et l'on se met à plaindre certains des personnages d'avoir jamais croisé la route de certains autres et d'en avoir la vie complètement chamboulée/gâchée/annihilée pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment, parfois (or were they?).

Bref, si vous voulez vous glisser dans la Russie de 1920, avec un soupçon de fantastique et de Jérusalem du premier siècle, et que vous avez envie d'être amusés/horrifiés par les fourberies du Diable et de ses compères, ce livre humoristique, satirique, et parfois un poil glauque est très certainement fait pour vous. Sinon, vous pouvez toujours tenter et voir si ça vous plaît. Mais ayez la patience de passer les premiers chapitres afin de rentrer dans l'histoire.

Citations :

"Il faut reconnaître que, parmi les intellectuels, on rencontre parfois, à titre exceptionnel, des gens intelligents."

"Aucune force au monde ne peut obliger une foule à se taire tant qu'elle n'a pas exhalé tout ce qui s'est accumulé en elle et qu'elle ne se tait pas d'elle-même"

"- Certes, l'homme est mortel, dit-il, mais il n'y aurait encore là que demi-mal. Le malheur, c'est que l'homme meurt parfois inopinément. Voilà le hic ! Et d'une manière générale, il est incapable de savoir ce qu'il fera le soir même."

1968, 640p.
Editeur : Robert Laffont, pavillons poche
Titre original : Мастер и Маргарита

 

PS : Et une bonne année à vous tou(te)s !

Commenter cet article
K
J'ai bien aimé être menée en bateau dans ce grand n'importe quoi. Mais j'avoue qu'il faut s'accrocher!
Répondre
L
Ouais, c'est particulier ! Mais assez fun à parcourir !
E
Effaré par les noms des personnages, comme as-tu réussi à t’y retrouver ? Respect ! :D
Répondre
E
J'imagine ! ^^
L
Ça va, c'est pas tous des personnages essentiels alors c'était pas trop gênant, et le contexte aidait un peu, mais parfois j'étais confuse ^^