Publié par Lyra Sullyvan

Un mail comme une bouteille à la mer. D'ordinaire, l'écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d'admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n'est pas une "lectrice comme les autres" . Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu'elle lui a fait parvenir – et qu'il n'ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt et la jeune inconnue, une correspondance s'établit qui en dévoile autant qu'elle maquille, de leurs deux solitudes, de leur secret commun...

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Une amie de passage chez moi a terminé son livre avant de repartir et comme j'en avais entendu parler, j'y ai jeté un oeil, et elle a proposé de me le prêter. D'autant que j'aime plutôt bien ce que j'ai pu lire de J.-C. Mourlevat jusqu'à présent.

Je dois avouer qu'au début j'étais moyennement emballée. C'était un peu plat à mes yeux, je n'arrivais pas à m'intéresser aux persos, qui étaient parfois assez clichés, même s'ils avaient un côté très réaliste. En fait, je crois que je n'adhérais pas aux personnalités des personnages, et que je ne les trouvais pas suffisamment attachants pour rentrer dans leur histoire et vouloir les suivre, c'était trop ordinaire et je n'aimais pas leur façon de communiquer, les mots qu'ils employaient.

Cela dit, j'ai été contente d'être surprise par l'évolution du truc au fur et à mesure que l'intrigue (qui me semblait inexistante au début) se déroulait, y a de bonnes idées et ça sauve l'histoire je trouve (même si certains éléments de la fin sont plus prévisibles). Tout ce qui tourne autour de Vera amène un aspect enquête qui ravive l'intérêt. Mais sans ça, je pense que je n'aurais pas persisté. C'est un genre de lecture que je ne recherche plus vraiment parce qu'il ne me palpite pas, il ne me fait pas trop réfléchir, ni ne me fait trop rêver.

Et puis bon, le titre du livre n'a pas vraiment de rapport avec le schmilblic, à part une phrase prononcé à un endroit histoire de, et moi qui aime bien saisir le sens au fur et à mesure du truc, bah là,... meh. Si ce n'est que l'on peut apparenter la communication à une danse, mais ici... Bon et du coup j'aperçois la danseuse sur la couverture après m'être interrogée sur le pourquoi de la couverture aussi :P Ça m'aura pris du temps, mais pour le coup ça rend plutôt chouette (oui je sais pas, je dois être bigleuse de ne pas l'avoir vu de suite ; si toi aussi tu ne l'avais pas vu, cher listesrateur, n'hésite pas à me le dire, je me sentirai moins seule)

Je n'en ressors pas vraiment conquise donc, mais au final c'est une lecture qui détend, qui se lit vite, et qui peut surprendre mais rien de très fou fou pour moi.

Citations :

* "Ce qui me touche et me séduit dans les livres, les films, le théâtre, plus que les histoires elles-mêmes, c’est ce qui les habille. La façon dont on me les raconte, leur texture, le tissu dont elles sont tissées, leur grain comme on dit en photographie."

* "Mais la vie est un enchaînement, et tout se tient."

* "Si je suis croyant ? Je ne crois pas."

 

 

2015, 311p.
Editeurs : Pocket

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Karine 03/07/2017 02:05

Je l'ai dans ma pile... j'aime beaucoup Mourlevat alors bon, j'avais craqué. Ton avis en demi-teinte de ne convainc pas de le prendre tout de suite tout de suite!

Lyra Sullyvan 04/07/2017 12:33

Ouais je comprends. Au final je tends à préférer sa littérature jeunesse à celle adulte, à J.C. Mourlevat, je me rend compte.