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Ici, je partage mon avis sur les choses que j'apprécie, notamment les livres que je lis. Vous avez bien sûr tout à fait le droit de ne pas être d'accord avec mon avis, et tant que vous restez courtois vous pouvez me le signaler si vous en avez envie. Je vous encourage grandement à aller voir d'autres liens (j'en propose très souvent en bas de mes articles) pour découvrir d'autres avis et vous faire une idée plus précise sur un livre ou un autre et ne pas vous baser que sur le mien !

Mardi 29 mai 2012 2 29 /05 /Mai /2012 23:22

couv464790992007, 384p.
Editeurs : HarperCollins
Titre français : Skully Fourbery 

Meet Skulduggery Pleasant:
Ace Detective, Snappy Dresser, Razor–tongued Wit, Crackerjack Sorcerer and Walking, Talking, Fire-throwing Skeleton —as well as ally, protector, and mentor of Stephanie Edgley, a very unusual and darkly talented twelve-year-old.

These two alone must defeat an all-consuming ancient evil.

The end of the world?
Over his dead body.

Muffin (si je ne m'abuse) m'avait offert le premier tome de cette saga, il y a un moment maintenant, et comme beaucoup de mes bouquins, il a passé un moment dans ma PAL avant d'être lu. Je ne peux pas tout lire en même temps, donc bon... (surprising, isn't it?) :P

Mais bref... ça se lit vite ! En 2h, j'avais déjà lu la moitié, et pourtant je lis plus lentement en anglais !

Donc, on se retrouve ici confrontés à Stephanie, jeune demoiselle qui s'ennuie et qui a l'impression de passer à côté de quelque chose, quand son oncle préféré décède. Bon jusque là, rien d'extraordinaire, c'est triste, mais ça arrive. Sauf que, ben, y a ce type là, toujours complètement couvert des pieds à la tête, qui traine dans les parages, et qui finit par se présenter à elle. Ce type, obviously, c'est Skulduggery Pleasant, y a pas grand mystère là dessus, on le devine dès le début (genre, avec la couverture).

Et bien évidemment, Stephanie comprend très vite que ce qui manquait dans sa vie était le monde de Skulduggery, la magie, tout ça tout ça, et elle a pas trop envie de retourner bien sagement s'ennuyer chez elle. Et ce qui est cool dans tout ça, c'est que c'est pas genre "oh, je suis un p'tit génie de la magie, je viens d'apprendre que ça existe et pouf je sais lancer des sorts et casser la gueule à tout le monde", non, le rapport à la magie de Stephanie est parfaitement bien traité dans ce premier tome, je trouve. Et pourtant, c'est pas les bad-guys limite invincibles qui manquent (a.k.a Serpine le méchant qui a un nom absolument.. hum.. terrif.. iant? )

C'est un récit vraiment sympa, avec beaucoup d'humour, des personnages hauts en couleurs, des voitures étranges, de la magie, des gens plus ou moins bien intentionnés, des vilains méchants, des opportunistes... bref de quoi faire une histoire mouvementée et chaotique ! J'ai apprécié le mélange des cultures de magie que l'on rencontre dans les livres, croisements entre diverses caractéristiques attribués aux magiciens et à la magie dans le portrait qu'en dressent les auteurs qui y touchent. Chacun refait l'utilisation de celle-ci à sa manière dans ses livres, et la combinaison présente dans Skulduggery Pleasant me plait bien. Du coup bon, rien de trèèèèès très original, mais ça se savoure quand même sans problème ! Surtout qu'on sent bien la patte British (le monsieur est Irlandais) dans le style de l'auteur, et que vous connaissez mon faible pour les différentes cultures des îles Britanniques.

Stephanie et Skulduggery font un duo détonnant comme je les aime, un je ne sais quoi qui me fait un peu penser à l'ambiance Dresden Files, en plus jeunesse et plus guilleret (même si c'est pas forcément comique, leur situtation). En fait je crois que Skul' me fait un peu penser à Bob (dans Dresden Files pour ceux qui connaissent), le langage soutenu en moins ^^

Bref, je signe pour le tome 2 quand vous voulez (ou plutôt quand je veux, a.k.a., quand je me serai procurée le livre et que son heure sera venue par la suite de sortir de ma PAL).

 

Citations :

-"If you hear any screaming,", he said, "that'll be me."

-“I love you all, even those I don’t particularly like. That’s you, Beryl.”

-'The gap was gaping. It was a gaping gap.'

-She looked at Skulduggery. 'You don't know what it is, do you?'
"I told you what it is, it's a horrible monster. Now shut up before it comes over here and eats us.”

Ils en parlent aussi : Heclea, Alphard, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans irlandais
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 09:56

couv330682182011, 238p.
Editeurs : Editions du Jasmin

Si vous n'avez pas lu le tome 1, ne lisez pas le résumé, passez directement à la suite (spoiler free).

Arrivée en Corse, Moana prend le relais de Mémine comme conteuse et part sur les routes avec ses amis Pierre et Chris, le magicien des images. Leur emprisonnement provoque une série d'aventures qui vont la mener de nouveau à de grands voyages, bien plus loin qu'elle ne se l'imaginait. Elle découvre l'Argo, bateau vagabond, dirigé par un quatuor de vieux marins, rebelles à l'autorité du Gouvernement central.

Alors qu'elle grandit et ouvre les yeux sur l'univers glacé et totalitaire de 2052, elle découvre de nouveaux sentiments, de la jalousie à la révolte... 

Souvenez-vous, en octobre 2010, je vous parlais de Moana, au travers du premier tome, La Saveur des figues, assez court roman jeunesse et dystopique que j'avais beaucoup apprécié. Voici donc ici la suite !

Suite qui n'est pas beaucoup plus longue parce qu'elle ne fait qu'une 20aine de page de plus. Pour resituer, l'histoire se passe dans un futur pas si lointain (2052), mais au cours duquel notre monde a subit un enchaînement de catastrophes naturelles (ouragans, tempêtes, tsunamis, ...) qui a décimé la plus grosse partie de la population de la Terre. Seuls quelques terres aux alentours de l'équateur s'en sortent à peu près, dans des endroits assez froid, mais encore à peu près préservés. La glace a envahi la majorité de la surface de la Terre.

Dans ce monde, le gouvernement de Pondichéry a pris le contrôle et approvisionne les îles et les petites communautés survivantes, mais une politique de repeuplement est de rigueur : les jeunes sont mariés très tôt et doivent avoir le plus d'enfants possible. Bien évidemment, derrière ce gouvernement ne se cachent pas des saints, ni des bons samaritains. Les choses se corsent et, dans la clandestinité, la résistance s'organise.

Au cours cette deuxième partie, celle-ci prend corps de manière plus affirmée, les histoires des temps anciens continuent à faire leur chemin et Moana devient une jeune femme de plus en plus accomplie. Elle est encore jeune mais a eu la chance de s'entourer de personnes qui savent apprécier ses qualités et l'encourager. Une belle solidarité se met en place au travers de ce tome, et l'atmosphère poétique et chaleureuse du tome précédent est, malgré le froid et la glace, toujours présente. L'intrigue n'est pas forcément aussi complèxe que dans d'autres dystopie, mais ce n'est pas l'important (et puis on a affaire à un bouquin jeunesse au ton plutôt sérieux, déjà). Ici, ce sont les relations qui priment, le combat pour la liberté et la culture, et pour la vie.

J'ai vraiment pris un grand plaisir à lire ce tome 2, et j'ai hâte de pouvoir mettre les mains sur le 3, qui est prévu pour la fin de l'année.

Ils en parlent aussi : A l'ombre des nénuphars, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans français
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 09:33

franglais.jpg De temps en temps, je reçois des commentaires, des remarques à propos du fait que j'utilise souvent ici ou là des mots en anglais. Que ça soit sur mon blog, mon twitter, mon facebook, ou autre, il est vrai que je fais la part belle à cette langue.

Certains trouvent ça prétentieux, snob, d'autres disent que c'est de la frime, que je me la pète, d'autres encore sont agacés parce qu'ils ne comprennent pas trop.

A tout ces gens, j'aimerai expliquer pourquoi, malgré le fait que j'ai créé un blog en anglais avec Muffin pour les chroniques en anglais pour ne pas vous embêter ici, je continues de glisser ça et là des mots ou des phrases en anglais, pourquoi je laisse les résumés des livres que je lis en vo en anglais, de même que pour leurs citations.

Tout d'abord, j'aime l'anglais. Je trouve que c'est une langue vraiment agréable à entendre et à parler, et je fais mon possible pour la maîtriser de mon mieux depuis quelques années, parce que cela me semble important. Beaucoup de choses sont inaccessibles aux gens qui ne parlent pas/ne comprennent pas cette langue, des choses qui peuvent être franchement géniales, et qui nous sont accessibles grâce à internet. Ça a été un moteur important dans ma motivation pour apprendre cette langue plus en profondeur.

Utiliser l'anglais dans des supports où la grosse majorité de mon lectorat est francophone, c'est en partie tenter de vous inciter à vous lancer dans cette langue, vous faire découvrir quelques expressions simples, courantes. Mais si j'utilise l'anglais c'est aussi parce qu'à chaque langue que l'on apprend, notre perception du monde s'affine. Certains concepts se redéfinissent un peu plus précisément, certains mots ont plus de sens dans une langue que dans l'autre, voire n'existent pas du tout dans l'une des deux et on réalise qu'il faut formuler plusieurs phrases pour en expliquer le concept (c'est un peu l'inverse du novlangue dans 1984 dont le but est de réduire au maximum le vocabulaire pour réduire au maximum les capacités de réflexions et de perception du monde), etc.

Ce n'est pas du snobisme ou de la prétention, du moins pas tel que moi je vois les choses. A force d'entrainement, je commence a maîtriser suffisamment bien l'anglais pour que ces subtilités me parlent, et que parfois quelque chose me vienne plus facilement en anglais qu'en français, ou me semble mieux exprimé dans une langue que dans une autre. J'ai aussi remarqué qu'il m'était parfois plus facile émotionnellement de m'exprimer en anglais sur des sujets sensibles parce que ça apporte un peu de détachement et rend la communication pour moi plus aisée.

Il y a probablement encore d'autres raisons qui font que j'emploie régulièrement l'anglais, mais ce n'est pas au détriment du français, qui est une langue que j'apprécie également et que je respecte. Alors, si vous persistez à penser que j'étale ma culture, ou que je suis snob, ou que je me la pète, c'est votre droit. Vous avez aussi le droit de passer votre chemin si cela ne vous plaît pas. C'est ma façon de faire parce que mon principe est de communiquer le mieux possible, et c'est ainsi que j'y parviens avec le plus d'aisance. Et donc, oui, je suis capable de m'exprimer en faisant abstraction totale de l'anglais, mais sur internet je suis relax, et j'estime avoir le droit de vouloir exprimer telle qu'elle vient ma vision des choses, avec les mots qui me viennent, peu importe leur langue.

Je ne refuse jamais de traduire un terme que google ne saurait pas vous traduire, si jamais vous ne parvenez pas à le comprendre, donc si vous avez des questions, n'hésitez pas !
Comme je l'ai dit plus haut, partager et inciter les gens à se lancer en anglais est un réel plaisir, donc voilà, si mon explication ne vous satisfait pas, you can let yourself out ou arrêter de me suivre sur les réseaux sociaux. Je ne vous en tiendrai pas rigueur.

Vous pouvez continuer à faire des remarques si vous le souhaitez, mais je ne vois pas en quoi cela nuit à qui que ce soit, ni en quoi c'est mal de le faire, donc ne vous attendez pas à ce que je change sur ce point.

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Blog, annonces et blabla
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Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 11:05

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Editeurs : Hodder & Stoughton
Titre français : L'Affaire Jane Eyre

There is another 1985, somewhere in the could-have-been, where the Crimean war still rages, dodos are regenerated in home-cloning kits and everyone is deeply disappointed by the ending of 'Jane Eyre'. In this world there are no jet-liners or computers, but there are policemen who can travel across time, a Welsh republic, a great interest in all things literary - and a woman called Thursday Next.

Jasper Fforde, ça vous dit quelque chose ? Hm ? A moi aussi. Ça fait quelques temps déjà que j'l'entends partout. Le premier livre s'appelant L'Affaire Jane Eyre et n'étant pas fan de la Jane Eyre en question, j'étais pas franchement motivée à me lancer. Mais Elinor et Lalou m'en ont souvent parlé et j'ai découvert cette édition super fun au graphisme abimé, même sur l'édition neuve, lisse et pas déchirée. Du coup, j'me suis lancée !

Et punaise, je confirme encore une fois que passer ses préjugés ça peut vraiment avoir du bon parfois. C'est une petite merveille ! Un croisement entre SF, fantastique, policier, contemporain, classique.. pff, c'est même pas classable ce bouquin ! C'est drôle, c'est bien écrit, les personnages sont hauts en couleurs (l'héroïne a quand même un nom qui signifie Jeudi Prochain), et ont des personnalités plus qu'intéressantes.

Entre Thursday, donc, la 30aine, vétérane (que c'est laid, enfin j'aurais au moins appris comment le dire au féminin, aujourd'hui) de la guerre de Crimea qui n'est toujours pas finie, qui travaille au service LitteraTec des SpecOps (un job supposément derrière les bureaux qui comporte bien plus de terrain que prévu) et dont la vie n'arrête pas de prendre des détours plus surprenants les uns que les autres ; Mycroft, son oncle un peu foufou qui invente des choses fabuleuses et qui n'a qu'à moitié conscience de leur danger et des conflits qu'ils engendrent ; Papa Next qui va et vient à sa guise, et interagit dans la vie de sa fille, avec beaucoup d'humour et à des timings toujours très intéressants ; Archeron Hades, le vilain méchant pas beau invincible qui fait le mal pour le plaisir d'être un salaud ; Jack Schitt qui se prend un peu pour le maître du monde (et qui a un nom des plus équivoque), ... Et tant d'autres..

Sans parler du fait que ça parle de bouquins dans un bouquin et de time travel et d'inventions géniales et de plonger dans des livres ou d'en faire sortir les personnages. On y ajoute un soupçon de réflexions politiques sur la guerre et ses prolongations inutiles ainsi que des animaux éteints qui ont été recrés et peuvent faire office d'animaux de compagnie.

Et puis, l'auteur fait fort ! J'avais lu Jane Eyre, et même si j'en garde pas un souvenir impérissable, parce que c'est pas mon genre, j'ai limite envie de le relire maintenant (surtout que je ne me rappelle pas quelle est la vraie version du coup xD). Tout comme j'ai envie de lire Martin Chuzzlewit, de Dickens, et Richard III de Shakespeare (mais lui, j'ai pas besoin d'incitation pour le lire :P).

Y a quand même quelques points qui m'ont déçue sur le moment, mais après réflexion j'ai réalisé que c'était bien comme ça en fait, et que c'était même mieux.

En fait, il y a tellement de choses géniales qui sortent de l'ordinaire ET qui font malgré tout crédible et réaliste dans ce monde... que je ne sais pas par quel truchement l'auteur parvient à faire en sorte que tout se marie si bien, et à faire une histoire passionnante et des personnages intéressants et avec un passé bien ancré, ... Ce type est un génie.  Il y a tellement à dire sur ce livre que je ne savais même pas par où commencer ni même si je devais en parler autrement qu'en vous disant d'aller l'acheter et de le lire, parce que c'est vraiment génial.

Franchement, je me suis régalée du début à la fin, et j'ai vraiment hâte de lire la suite ! Un must read, sans hésiter ! Maintenant va falloir que je me procure la suite. :D


Citations (c'est tellement bon que j'ai eu du mal à en choisir) :
"I said to him when he rebuilt the muscles in my arm, 'Do you think I'll be able to play the violin?' and he said: 'Of course!' and then I said: 'That's good, I couldn't before!'"
p.195 

"'They'd never get here in time. It's easy. A lobotomised monkey could do it.'
'And where are we going to find a lobotomised monkey at this time of night?'
'You're being windy, Bowden.'"
p.273 

Ils en parlent aussi : Guu, LalouLelfBambi_slaughter, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans anglais
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:53

couv756980991864, 306p.
Editions : Le Livre de Poche

Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l'irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l'ordre des choses est soudain bouleversé.
Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme : Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du XVIe siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d'Islande, il a pénétré jusqu'au centre de la Terre ! Lidenbrock s'enflamme aussitôt et part avec Axel pour l'Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s'engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan... 

Vous pouvez me huer, après voir lu mon premier Agatha Christie à 23 ans, je lis mon premier Jules Verne à 24 ans. Vieux motard que j'aimais Mieux vaut tard que jamais ! J'ai eu envie de commencer par celui-ci parce que c'est celui dont j'ai entendu le plus de bien. Etant donné qu'à la base j'étais pas très tentée par les oeuvres de l'auteur, j'me suis dit qu'il vallait mieux pas commencer par ceux réputés comme long et difficiles et très techniques. Et je pense que j'ai bien fait !

Pour rentrer dans le vif du sujet, c'est une lecture que j'ai appréciée, mais pas adorée. L'auteur a écrit ce livre il y a un siècle et demi, et forcément la langue a évolué depuis. Les moeurs et les relations entre les gens aussi. Et je n'ai pas franchement accroché aux personnages. Je ne les ai pas détestés, mais ils m'ont un peu laissée un peu indifférente : l'oncle, Otto Lidenbrock est passablement relou, prétentieux et borné et son neveu Axel est parfois aussi tête de mule que son oncle. Quant à Hans, l'Islandais, difficile à dire, on ne sait que peu de choses de lui, et il est inexpressif et presque mutique pendant tout le roman, peu importe les dangers qu'ils affrontent. Cependant c'est probablement lui qui m'a le plus intéressé, même s'il est assez en retrait. Intriguée serait probablement plus juste.

En dehors de ça, c'était une aventure franchement intéressante, même si un peu technique parfois, ça reste suivable, et on apprend quelques petites choses au passage ! Evidemment, ça reste de la fiction, mais ça n'empêche pas de glisser des petites notions scientifiques au passage. Et puis ça ouvre l'imagination à ce qui peut bien se passer sous nos pieds. Genre plus bas que six pieds sous Terre. Imaginer un autre monde sous l'écorce de la Terre, de la végétation, des mers, .. et qui sait, peut-être même des êtres vivants ? C'est un endroit sur lequel je n'ai jamais fait travailler mon imaginaire, alors c'était chouette de se prêter au jeu ! Surtout avec quelques illustrations pour nous aider à se représenter la scène (même si c'est suffisamment bien décrit pour se faire une bonne image de la situation dans sa tête, la plupart du temps). La seule chose que j'avais du mal à me représenter, c'était les distances. Etant données en lieues (sans notes, ou alors les notes traduisaient d'autres distances en lieues), et non en km, je ne savais pas trop à quoi ça correspondait, en dehors du fait que c'était plus ou moins que ce qu'on avait rencontré précédemment. Si vous vous lancez dans ce roman, sachez dès lors que "La lieue a comme origine la distance que peut parcourir un homme à pied ou un cheval en une heure" et qu'elle équivaut à approximativement 4km (merci Wiki).

J'ai également apprécié la partie préalable à l'immersion souterraine, celle où nous découvrions un peu l'Islande, ses habitants, sa culture, sa langue. Quand on sait que c'est une langue apparemment assez facile à apprendre, ça donne envie de se lancer et d'aller y faire un tour !

En conclusion, une lecture sympathique qui me donne envie d'explorer un peu plus les écrits de Jules Verne for science sake (mais je ne pense pas tenter 20 000 lieues sous les mers qui est assez hard à lire apparemment, en revanche). Au choix, dans ma PAL, viendront Le Chateau des Carpathes, L'Ile Mystérieuses, Les Indes noires et Le Tour du monde en 80 jours. De quoi voyager pas mal et faire plein de nouvelles découvertes !

Citations :

"Il faut l'avouer, les choses jusqu'ici se passaient bien, et j'aurais eu mauvaise grâce à me plaindre. si la "moyenne" des difficultés ne s'accroissait pas, nous ne pouvions manquer d'atteindre notre but. Et quelle gloire alors ! J'en étais arrivé à faire de ces raisonnements à la Lidenbrock. Sérieusement. Cela tenait-il au milieu étrange dans lequel je vivais ? Peut-être."

"Or, il y a en minéralogie bien des dénominations semi-grecques, semi-latines, difficiles à prononcer, de ces rudes appellations qui écorcheraient les lèvres d'un poète. Je ne veux pas dire du mal de cette science. Loin de là. Mais lorsqu'on se trouve en présence des cristallisations rhomboédriques, des résines rétinasphaltes, des ghélénites, des fangasites, des molybdates de plomb, des tungstates de manganèse et des titaniates de zircone, il est permis à la langue la plus adroite de fourcher."

Ils en parlent aussi : SnowIani, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans français
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Lundi 30 avril 2012 1 30 /04 /Avr /2012 22:03

http://29.media.tumblr.com/tumblr_lt0zpq3V8S1r4c4a0o1_500.jpg

Je ne fais pas souvent de billets pour parler d'autre chose que d'un bouquin, un film, une série..

Ces derniers temps, j'ai eu pas mal de sujets de réflexions, mais c'est celui qui concerne "la fin d'un blog" que j'ai envie d'aborder avec vous ce soir (ou ce matin, cette nuit, ce midi, cet aprem.. bref quand vous le lisez, il est 21h44 à l'heure où j'écris ces lignes).

Parfois je me demande si j'aurais encore un blog, dans quelques années. Blogger est une expérience assez récente pour la population puisqu'internet est lui même relativement récent. Personne ne sait vraiment ce que c'est de garder un blog 10, 20.. 30 ans ? Quand est-ce que j'arrêterai ? Parce que soyons honnête, il est fort probable que je l'arrête un jour sans qu'une issue fatale n'en soit forcément la cause. Ca sera probablement une décision difficile. C'est le premier blog que j'arrive à tenir plus de quelques mois, et c'est quelque chose auquel je tiens beaucoup. 

Croyez moi, il y en a eu avant (mais vous ne ratez rien, c'était mauvais, retournez à mes premiers articles et imaginez pire, si vous voulez vous faire une idée.. ou ne le faites pas, vraiment.. :P), des blogs, des forums, des tentatives avortées de sites.. mais celui-ci, sans que je ne sache trop pourquoi, à trouvé sa place, son format, son apparence.. son public.

Quoi qu'il en soit, je me demande juste parfois ce que ce serait, de ne pas avoir un blog. Tant que la réponse n'est pas "un soulagement", j'imagine que ça veut dire qu'il n'est pas encore l'heure.

Et vous, ça vous arrive de vous demander ce que deviendra votre site/forum/blog, ou ceux que vous fréquentez ?

 

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Blog, annonces et blabla
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 12:51

couv378203692010, 317p.
Editeurs : J'ai Lu

Clara est enlevée pour être mariée de force à un riche industriel de la Nouvelle-France, l'un des cinq royaumes d'Amérique du Nord. Jean se lance dans une folle recherche qui lui fera traverser l'Atlantique au fond de la cale du paquebot Henri-VII, puis effectuer un long et dangereux périple à travers une Amérique hostile. Arrivera-t-il à temps pour la délivrer ? De son côté, Elan Gris, un jeune Lakota, s'enfuit de sa réserve pour tenter de gagner le pays fabuleux de ses visions...

Quel plaisir de retrouver l'écriture de Pierre Bordage, de retrouver Clara et Jean, et de découvrir des personnages vraiment chouettes ! Si l'ambiance change un peu du tome précédent, celui-ci en est malgré tout la parfaite continuité. On explore d'autres endroits du monde tel qu'il est décrit dans cette univers et d'autres coutumes, d'autres regards.

Parce qu'évidemment, qui dit changement d'un point de l'histoire dit conséquences sur pas mal de choses, surtout de cette importance. Les Etats-Unis ont cessé d'exister, remplacés par 5 royaumes. Les indiens n'en ressortent pas pour autant plus chanceux et le rêve Américain se reporte sur un seul endroit, prisé par tous les rêveurs et ceux qui n'ont pas perdu espoir.

Jean se retrouve à devoir partir là bas pour retrouver Clara, sans sous et sans papiers. Autant dire que l'expérience n'est pas des plus réjouissantes ni des plus drôles. L'histoire parallèle d'Elan Gris, qui, on se doute, finira par rejoindre celle de Jean et Clara n'en est pas moins intéressante du point de vue de la culture et du regard sur les autes.

J'ai toujours été fascinée par les indiens d'Amérique, même si maintenant, ils ont été pollués par la culture des blancs et que beaucoup sombrent dans l'alcool, d'après ce que j'en sais. J'ai toujours aimé ces histoires d'animaux totems, de respect de la nature et d'équilibre des forces, cette espèce de sagesse qui se dégage de ce peuple (autant dire que j'adore Frère des Ours :P). Du coup en avoir un aperçu dans ce livre ça a été vraiment chouette. 

Dans ce livre, on se retrouve confrontés aux horreurs dont les hommes sont capables, du rejet, de l'invasion et du non respect des autres. Je n'ai jamais compris pourquoi la différence était à ce point conspuée, alors qu'on est tous différents, à plus ou moins grande échelle. C'est quelque chose qui devrait être célébré, pour moi, mais de toute évidence, tout le monde ne pense pas de la même manière. C'est tellement dommage, on perd des occasions nombreuses d'apprendre des autes, avec ce genre de comportement.

Bref, cette saga, en plus d'être un vrai plaisir à lire, de se dévorer rapidement et de raconter une histoire, apporte une vrai réflexion sur beaucoup de points intéressants. J'aime les bouquins qui me poussent discrêtement à la réflexion, sans devenir pompeux, juste en soulevant légèrement des idées au cours de l'histoire. Libre au lecteur de saisir l'opportunité ou d'ignorer la démarche et de continuer tranquillement sa lecture, et passer à autre chose.

Citations :

"Si tes flèches ont atteint leur cible, c'est que la cible était découverte"
p.46 

"Chaque vie est importante comme chaque brin d'herbe est important, comme chaque goutte de pluie est importante. Nous avons tous notre rôle à jouer [...]"
p.46 

Article lié : T1

Ils en parlent aussi : Maxo0, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans français
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Dimanche 22 avril 2012 7 22 /04 /Avr /2012 13:35

couv182570602006, 417p.
Editeurs : Gallimard (Pôle Fiction)

Le combat d'hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt. 
Ont-ils la moindre chance d'échapper aux terribles "hommes-chiens" lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées? Pourront-ils compter sur l'aide généreuse du "peuple-cheval"? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu'on dit perdus d'avance. Et pourtant. 

Ca fait des années que j'entends parler (en très bien) des oeuvres de Mourlevat. Que ce soit ce livre-ci, ou encore Le Chagrin du Roi mort, ils me tentent depuis à peu près autant de temps. Seulement ma wish dépassant la taille de ma PAL (ce qui n'est pas peu dire), j'ai du mal à accéder dans l'immédiat à toutes mes envies, et il m'aura fallu du temps (et un cadeau du sieur Léo) pour que je me mette enfin à lire l'un de ces deux livres ! Et on dit merci à Léo ! ^^

La première chose qui m'a plue dans ce livre, c'est de ne pas avoir affaire à une dystopie "romance". Ca m'énerve que la plupart des dystopies soient axées sur un couple et le fait qu'ils se battent pour pouvoir vivre libres et heureux, amoureux ! Comme si c'était la seule raison pour laquelle on pouvait se battre pour sa liberté. J'dis pas que l'amour n'est pas important, loin de là, mais de faire de la dystopie une ode à l'amour, non, j'suis pas d'accord, ces deux choses n'ont pas toujours à être liées ! Et ici, s'il y a un peu d'amour, ça reste en trame de fond, c'est loin d'être l'essentiel. Ici, on se bat pour sa liberté, pour ceux qui sont morts avant, pour ceux qui souffrent aujourd'hui.

L'univers dépeint par Mourlevat est crédible, à part pour les quelques touches sf/fantastique présentes. La seule chose qui m'a semblé ne pas correspondre c'est l'âge des personnages. Les 4 principaux sont supposés avoir 17 ans, alors que pour moi ils en font 14/15. Rien de dramatique, though.

On découvre le monde, tel que dirigé par la Phalange, ou certains orphelins sont parqués, d'autres humains le sont aussi, dans des endroits assez peu désirables et plutôt dangereux. Dans un monde qui sonne gris et froid, et où malgré tout persiste une onde de chaleur et de réconfort.

Ce livre étant un one-shot et non une série, l'auteur ne développe pas énormément certains points, mais ils sont au final assez peu important, et laissent le travail à l'imagination. Chaque détail évoqué prend sa place dans la trame de l'histoire et nous permet de mieux comprendre. Les héros de l'histoire ne sont pas surpuissant, ils ne sont pas considérés comme les sauveurs du monde qui doivent tout dirigé, ne sont pas part de tous les plans de la rébellion. Et ne sont pas non plus forcément épargnés. J'ai vraiment aimé ce réalisme et cette crédibilité.

Une petite merveille que je recommande à tous chaudement, peu importe l'âge (bon p'tet pas à des très jeunes, c'est quand même pas facile).

Citations : 

"La force brutale était bien sûr du côté des barbares, mais comment croire qu'il n'y a pas, tapi dans le coeur des gens, le souvenir précieux de leur vie d'avant? Il y avait à coup sûr une braise sur laquelle souffler avant que les ténèbres ne recouvrent tout à fait le monde."

"Il lui semblait que la vue de ces couleurs, même dans le flou de sa myopie, l'arrachait au ventre sombre de la terre et la ramenait à la vie d'en haut, il lui sembla que le vent soufflait dans ses cheveux, que le sang coulait à nouveau dans ses veines."

Ils en parlent aussi : paikanne, Lalou, Flo_boss, Heclea, ...

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans français
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Mercredi 18 avril 2012 3 18 /04 /Avr /2012 21:26

couv168308822012, 317p.
Editeurs : Michel Lafon
Titre original : The Killables 

2065. Après une guerre qui a plongé le monde dans le chaos, le Guide Suprême a pris le commandement de la dernière Cité. Ce refuge, ceinturé d’une muraille fortifiée, est organisé en différentes castes : de A à D, des citoyens Admirables aux citoyens Déviants. Pour préserver l’harmonie, tous ont subi une lobotomie. C’est la garantie qu’ils n’agiront jamais contre le Système et respecteront les Sentiments, le livre qui régit leur moralité. Et surtout qu’ils ne s’aventureront pas hors de l’enceinte, chez les Damnés – ces odieuses créatures qui hantent la nuit de leurs cris inhumains… Evie, 16 ans, une B, travaille pour le gouvernement et étiquette d’une lettre, jour après jour, l’ensemble des habitants. Promise à Lucas, être froid et distant, parfait A et futur haut dirigeant, elle est en fait amoureuse de son frère Raffy, infréquentable D. Et quand le Système lui ordonne de bannir Raffy sur les terres des Damnés, elle refuse de s’exécuter. Elle trouve un soutien inattendu en la personne de Lucas. Auront-ils la force de s’opposer, ensemble, à la Cité ?

Une fois n'est pas coutume, je trouve ça dommage que la couverture anglaise n'ait pas été gardée/adaptée. Je sais qu'en ce moment les dystopies/romance/young adult, ça se vend bien et que pour ça faut mettre des couvertures un peu niaises, mais quand même. Le titre, même topo, comment attirer les jeunes filles en fleur ? Enfin cela dit, ce changement permet d'ajouter un peu de surprise à un certain moment du bouquin, puisqu'une information n'est pas présente dans la vf.
Et puis, y a des trucs faux dans le résumé, je comprends pas pourquoi ils mettent des trucs qui ne se passent pas dans le livre dedans.. Enfin, au moins ça vous fera des éléments de surprise.

Mais bon, l'essentiel reste l'histoire. J'avais un peu peur que ça soit trop niais, justement, mais j'étais attirée par l'aspect dystopie qui ressemblait un peu au Meilleur des Mondes d'Aldous Huxley. Un peu, mais pas tant que ça, et c'est tant mieux, pas besoin de copie conforme. Les étiquetages des gens ne sont pas ici immuables et pas aussi tranchés que dans celui d'Huxley et ça apporte une autre dimension à l'histoire. Et l'aspect romance n'est pas trooop mis en avance non plus, ça reste raisonnable.

TheKillables.jpgL'intro est fun, y a une explication du rôle de l'amygdale cérébrale (pas celle du fond de la gorge donc) dans les pathologies psychiatriques genre les troubles bordeline, la schyzophrénie, les troubles bipolaires etc., c'est intéressant et expliqué de manière simple et claire. Et l'histoire se base là dessus en fait (bon j'avoue que la fin de l'intro où il est écrit que les infos sont tirées de wiki, ça fait pas très pro, m'enfin).

J'ai beaucoup aimé l'aspect historique autour de ce qu'il s'est passé, pourquoi on en est là, les travers de la societé existante, cet aspect "le monde est parfait" qui est terrifiant et loin d'être parfait. Bref l'ambiance dystopie quoi (j'aime pas trop catégoriser mais au moins tout le monde voit de quoi je parle sans que j'ai à faire des paragraphes entiers pour m'expliquer). J'ai juste été un peu déçue que certaines informations nous soient livrées trop rapidement sur l'origine de la situation actuelle, étant donné que c'est ici un tome 1. C'est un truc qui me passionne toujours, et le savoir trop tôt casse un peu l'intérêt. Un peu, heureusement, pas totalement ^^ Aussi même si tout n'est pas conclu, j'me demande bien à quoi va rimer la suite, ça aurait pu s'arrêter ici. Du coup j'ai un mauvais présentiment à propos de certains. Bref, on verra.

Certains noms m'ont fait sourire et penser à d'autres personnages, certains personnages étaient un peu caricaturaux mais bon, dans les univers comme ça c'est un peu normal. J'ai été aussi contente de la traduction, notamment par rapport à certains termes, que j'ai trouvé vraiment appropriée (à part pour les "Bravo !" réguliers que je trouvais faux, mais quelques part j'ai des doutes quant à la personne qui les emets alors on verra bien par la suite--faudrait que je vois ce que ça donne en VO aussi).

En somme, une histoire sympatique et intéressante, curieuse de voir ce que ça devient et voir si mes impressions se confirment.

Merci à Michel Lafon pour la découverte !

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans anglais
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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 11:04

couv336742281999, 954p.
Editeurs : Le Livre de Poche
Titre original : A Clash of Kings

ATTENTION, SPOILERS DU TOME 1 DANS LE RESUME !!!

Au royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus. La mort du roi Robert a clos une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité : le Trésor est au bord de la banqueroute, et trop nombreux sont les candidats prétendument légitimes au Trône de Fer : Stannis et Renly Baratheon le disputent à leur neveu Joffrey, tandis que Robb Stark, proclamé roi du Nord, s’efforce de venger son père naguère condamné à mort et exécuté sous couleur de trahison. Au fin fond de l’Orient, l’unique descendante des anciens rois targaryens médite sa revanche en élevant ses trois dragons… L’hiver vient, qui grouille de forces obscures, de mages et de morts-vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.

Pfiouu.. 2 semaines pour en venir à bout ! On peut dire que Martin ne fait pas dans le feuillet quand il écrit !

Ce qui est étrange avec ce bouquin, c'est que j'ai beau bien aimer l'ambiance, l'histoire et tout (même si c'est pas toujours très ragoutant et assez brutal sur tous les points), j'ai du mal à lire beaucoup à la suite : j'ai souvent eu du mal à enchainer plus de trois chapitres (/points de vue), ce qui explique en partie le fait que j'ai mis 2 semaines à le lire (le boulot à faire étant l'autre raison).

On retrouve donc l'histoire là où on l'avait laissée, mais les points de vue ne sont plus tout à fait les mêmes (enfin en majorité si, mais il y a quelques changements, dont la cause peut être évidente ou ne pas l'être). Le livre a beau être un sacré pavé, j'ai encore eu du mal avec pas mal de noms de personnages secondaires et de certains lieux.. En m'aidant de la carte vers la fin, ça allait un peu mieux pour ce dernier point - par contre elle ne semble pas indiquer le sud, en dessous du Royaume des 7 couronnes, c'est bizarre. Il paraît que dans la VO y a un index très très complet des personnages, de plusieurs dizaines de pages. En VF, ça fait une page.  Ça vous rappelle les noms des personnages dont vous vous souvenez, en gros. :P

Ce que j'aime avec Martin, c'est qu'il n'y a pas 1 seul personnage principal (même si le travers est qu'il y a énormément de persos et que je m'y perds un peu parfois avec les secondaires et les tertiaires encore plus), mais plein, pas un plus qu'un autre (enfin peut-être, mais ça tient plus de la préférence personnelle que d'une mise en avant par l'auteur), et qu'il est crédible jusqu'au bout, dans leur destin. Quand on lit un bouquin, la plupart du temps, on se doute que le héros va s'en sortir (j'ai dit la plupart du temps !), ici, comme il n'y a pas de héros à proprement parler, et par cette crédibilité, il peut arriver à peu près n'importe quoi à n'importe qui. Des choses heureuses comme des moins heureuses. Bon nombre de personnages meurent, principaux ou non, ou sont gravement blessés, ou malmenés, torturés, etc.

C'est pas un livre à mettre entre toutes les mains, clairement pas, mais il n'en est pas pour autant abominable à lire. J'veux dire c'est pas rose et je pousse des exclamations de dégoût de temps à autre, mais j'en fais pas des cauchemars, et j'vais pas vomir non plus :P Les choses sont bien plus souvent suggérées que clairement décrites (même si parfois on n'y échappe pas) et du coup malgré l'horreur par moments, ça reste lisible sans trop de difficultés. Bon, en série c'est parfois un peu plus yeurk, mais pareil c'est souvent plus suggéré que clairement montré, mais bref.

clash2.jpg Regret également que le traducteur ait tant voulu enjoliver l'écriture pour en faire un récit moyenâgeux avec les termes qui vont avec. Ça complique vraiment la lecture par rapport au style de l'auteur, à la base, et même si en effet, ça plonge bien dans l'univers, c'est parfois trop et les phrases en perdent tout leur sens (à force de faire des phrases trop longue, on a oublié le sujet, ou même le traducteur fini par en oublier la fin de sa phrase..). J'dis pas qu'il fait un mauvais boulot, parce qu'il faut se la farcir, cette looooooongue saga, à traduire, mais c'est un peu dommage. Et puis pourquoi certains noms sont traduits et pas d'autres ? J'aurais bien aimé garder tous les noms originaux m'enfin ça, c'est une autre histoire.

En dehors de ça, l'histoire avance sournoisement sans avoir l'air d'avancer, mais à la fin de grands changements ont eu lieu. En fait, y a des chapitres longs et descriptifs qui servent pas à grand chose pour le déroulement de l'histoire, et d'autres qui sont un enchaînement de retournement majeurs de situation genre hop, tiens lui il meurt, ce château est complètement renversé en une nuit et hop lui devient roi de telle partie, etc. J'exagère à peine.

Enfin bref, tout ça pour dire que si cette série est vraiment chouette, elle est assez dense et ne se lit pas très facilement. Je vais attendre un peu avant de me plonger dans le suivant (encore plus épais, au s'cours), hein.. :D

Et donc j'ai lu ce livre en mini-LC avec l'ami Blackwolf qui l'a lu en deux fois moins de temps parce que c'est un dévoreur de pages :P N'hésitez pas à aller lire son avis !

Par Lyra Sullyvan - Publié dans : Romans américains (USA)
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